ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

L’enseignement secondaire au Tchad compte quatre années scolaires, sanctionnée à la fin par un diplôme de BEPC pour les élèves. Tout enfant doit être accepté dans un collège qu’à condition d’avoir fini les 7ans d’enseignement primaire. Mais étant donné que le nombre des enfants des zones rurales qui sont inscrits dans les écoles primaires est très petit et qu’en plus cette minorité inscrite à l’école ne finisse pas souvent le cycle complet de l’enseignement primaire, par conséquent, l’accès à un enseignement secondaire devient encore plus difficile presque impossible pour les enfants des zones rurales ; par exemple, l’on trouve un seul collège dans une campagne de trente villages. Ainsi, la majorité des enfants de ces villages qui sont admis dans ce collège doivent quitter leurs parents pour vivre seul dans un autre village dans lequel se trouve un collège, sans un service d’internat qui les accueille ; et ceux qui préfèrent habiter près de leurs parents tout en allant au collège, doivent parcourir plus d’une dizaine de kilomètres par jour pour se rendre dans un collège.

Vue d’une salle de classe en zone rurale

Dans ces conditions difficiles d’accès à l’enseignement secondaire, la plupart des parents des campagnes dont leurs enfants ont fini le cycle complet de l’enseignement primaire, préfèrent ne pas les inscrire dans un collège. Cet arrêt définitif du parcours scolaires pour les enfants ruraux à cause du positionnement éloigné d’un collège par rapport à la maison parentale devient normal pour les filles. Car il est moins difficile de laisser son garçon mineur habiter seul dans un village éloigné ou en ville pour poursuivre ses études dans un collège que de laisser sa fille mineure habiter seul et loin de chez soi pour fréquenter un collège, même si celle-ci est très brillante à l’école.

Plusieurs expériences des familles ont montré que, la grande majorité des filles qui étaient restés seules et loin de leurs parents pour étudier dans un collège, étaient violées ou finissent par avoir une grossesse précoce. Ainsi, les filles des zones rurales n’ont pas souvent le choix pour rejoindre un collège même si elles finissent majores de la promotion de leurs écoles. En outre, dans les conditions de discrimination faites aux enfants des zones rurales pour l’accès à l’éducation, les filles de ces zones sont deux plus discriminées que les garçons à cause de ces réalités sociales très précaires et complexes que nous venons de mentionnées ci-dessus.

Nos solutions alternatives pour promouvoir un accès à un enseignement secondaire dans les zones rurales nous ramènent à intensifier nos activités d’appuis aux écoles primaires rurales pour que ces dernières donnent des bons résultats scolaires. Lorsque ces écoles primaires vont réaliser un nombre élevé des enfants qui ont fini le cycle complet et avec des bonnes compétences en lecture et calcul, nous pouvons dès lors travailler avec les parents de ces zones rurales et avec l’État pour ouvrir de nouveaux collèges moins éloignés des familles. Ainsi les enfants, en particulier les filles peuvent fréquenter un collège sans quitter les domiciles parentaux. Cependant nous travaillons seulement qu’avec les écoles primaires à l’exception d’un seul collège qui se trouve dans nos zones d’interventions, avec qui nous apportons des appuis ponctuels.

Au moyen terme, nous sommes en train de travailler avec les parents, les autorités régionales du ministère de l’éducation nationale et nous cherchons des partenaires financiers pour ouvrir trois collèges dans les zones rurales. Pour que les filles soient inscrites elles aussi en grand nombre dans ces collèges en cours de création, nous allons mettre en pratique des suivis scolaires personnalisés pour elles et des accompagnements sociaux pour leurs mères afin qu’elles finissent leur cycle complet de l’école primaire et qu’elles aient des compétences en lecture et calcul. Éduquer une fille c’est éduquer toute une famille ; car dans la ville sociale quotidienne, les femmes sont des leadeurs de transformation sociale.

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