PROJETS DE LYCÉES

Au Tchad, l’enseignement secondaire qui se fait dans les lycées dure trois années scolaires. L’enfant peut être admis à commencer cet enseignement dans un lycée à condition d’avoir fini l’enseignement fondamental du collège. La fin des classes de l’enseignement secondaire du lycée est sanctionnée par des épreuves de baccalauréats. Le diplôme d’un baccalauréat de la fin du cycle du lycée donne au jeune qui l’a obtenu une possibilité à postuler pour une inscription dans une université. Cependant, les jeunes les plus persévérants du milieu rural qui ont réussi à s’inscrire dans des lycées en ville, ne réussissent pas tous aux épreuves du baccalauréats.

En général, les jeunes n’arrivent pas à réussir en grand nombre aux épreuves des baccalauréats à cause des fortes baisses de la bonne qualité de l’enseignement public tchadien pendant les sept dernières années. En plus, les contenus des enseignements reçus par les jeunes dans les écoles tchadiennes sont trop théoriques et déconnectés des défis de développement du pays. Cette réalité créé un paradoxe choquant du marché d’emplois du Tchad : le pays manque des techniciens et des spécialistes, et en même temps il y a des jeunes diplômés qui ne trouvent pas d’emplois. C’est pour résoudre ce paradoxe que nous avons conçu avec les parents et les autorités régionales nos projets des lycées professionnels.

Dans la ligne de notre mission d’éduquer les jeunes à être autonomes et protagonistes de transformations sociales de leurs localités, nous allons ouvrir deux lycées professionnels dans deux régions du sud du pays. Ces lycées vont proposer des formations qui vont permettre aux jeunes des milieux très pauvres d’acquérir des compétences humaines, techniques et citoyennes qui les permettent d’être agents de développement de leur vie et de leur localité.